Je vous dis tout sur #2 : l’acide hyaluronique

J’en suis certaine, vous avez déjà entendu ce nom, acide hyaluronique. C’est normal puisque cet actif est utilisé à toutes les sauces dans nos cosmétiques.

D’ailleurs, depuis un petit moment, à chaque fois que je vois la mention « acide hyaluronique », je me dis, ça y est, encore et toujours cet acide hyaluronique. A en croire les industriels, on dirait que l’acide hyaluronique va sauver le monde, si seulement ! Effectivement, l’acide hyaluronique est une molécule très intéressante. Le rôle de l’acide hyaluronique dans notre corps est capital. Mais disons que c’est comme si j’écoutais la radio toute la journée et entendais sans cesse la même chanson. Même la chanson la meilleure du moment, c’est un peu barbant.

Il est important de vous préciser que j’ai écrit cet article en collaboration Emilie Rogg, fondatrice des soins PhytoSuisse Prélude. Grâce à mes recherches et ses corrections, je suis ravie de vous proposer un article de qualité sur l’actif phare de nos cosmétiques.

 Quelques uns de mes soins contenant de l’acide hyaluronique.

Acide quoi ?

Peut-être déjà certaines d’entre vous, lisent « acide » et se disent « je ne vais pas me mettre un acide sur le visage ». Sans faire resurgir des douloureux souvenirs de cours de chimie, tous les acides n’ont pas la même puissance. Par exemple, l’acide chlorhydrique, que tout le monde connaît, est très corrosif, même en faible quantité, il ne peut pas être utilisé dans un soin visage.

Souvenez-vous dans les années 80-90, l’industrie cosmétique vantait les mérites des acides de fruit. Ces acides, souvent utilisés à de fortes concentrations, avaient des effets abrasifs trop importants. Les clientes se retrouvaient avec la peau décapée et des brûlures lors d’exposition au soleil.

Les chercheurs ont continué à travailler sur ces acides de fruit pour trouver des nouveaux principes actifs et ont appris à mieux les manipuler. L’acide glycolique par exemple est un acide fréquemment utilisé dans des soins kératolytiques et son effet dépend aussi de sa concentration.

Mais revenons à notre acide hyaluronique qui n’est pas un acide décapant. Vous pouvez souffler, ouh j’espère que vous avez pas eu trop peur.

Naturellement présent chez l’humain

Tout le monde en a. Là, je vous entends dire : « ah bon ? ». Et bien oui, l’acide hyaluronique est naturellement présent dans les tissus de notre corps. Nous en avons dans les yeux, dans la peau et dans le liquide des articulations.

Dans la peau, il se retrouve dans l’épiderme et le derme en comblant les espaces entre les cellules, il sert ainsi à l’hydratation et à la cohésion des tissus. A partir de 20 ans environ, nous perdons environ 10% d’acide hyaluronique tous les 6 ans. Donc, avec le vieillissement, la quantité d’acide hyaluronique présente dans la peau diminue. Les tissus s’affaissent, perdent de leur hydratation naturelle, d’où l’apparition de ridules, puis de rides.

Autrefois, extraite de crêtes de coq, répugnant, l’acide hyaluronique est désormais synthétisé par biotechnologie ce qui lui vaut parfois à tort la mention d’« acide hyaluronique végétal ». En réalité, il n’est pas extrait d’une plante, mais est obtenu par fermentation de blé grâce à des levures.

En médecine

L’acide hyaluronique est connu depuis de nombreuses années. En effet, dans les années 70, Healon® fut le premier produit médical développé à base d’acide hyaluronique. Il était utilisé pour des chirurgies ophtalmiques comme les transplantations de cornée, la cataracte, etc.

Aujourd’hui, de nombreux médicaments contiennent de l’acide hyaluronique. On en retrouve dans des collyres pour combattre la sécheresse oculaire, en pastilles adoucissantes et hydratantes pour la gorge en cas d’extinction de voix et dans des crèmes cicatrisantes en cas de brûlures comme accélérateur de cicatrisation.

En médecine esthétique

L’utilisation de l’acide hyaluronique a fait son apparition en médecine esthétique début 2000. Il était retrouvé sous forme de produit injectable pour le comblement de rides. Les médecins ont rapidement préférer l’utiliser au lieu du collagène. En effet, les risques d’allergies sont nettement diminués et comme il se résorbe dans la peau, cela permet d’éviter des accidents esthétiques graves. Après les effets secondaires liés à une injection, comme œdème, rougeurs, peuvent toujours présents.

Les injections d’acide hyaluronique sont utilisées pour combler les rides, comme celles des sillons nasogéniens ou encore pour traiter les cernes creux.

En interne

L’acide hyaluronique se retrouve aussi en capsules ou en solution buvable comme produit anti-âge global.

Dans les cosmétiques…

L’acide hyaluronique est une grande molécule possédant donc un haut poids moléculaire. Du fait de son instabilité, elle se fragmente à différents endroits. Chacun de ces fragments ont des tailles différentes, donc des poids moléculaires différents. Aujourd’hui, les chercheurs savent que chacun de ces différents fragments possèdent des fonctions bien précises et distinctes dans notre corps.

Toujours la même molécule ?

Pour vous, je dessine même cette molécule d’acide hyaluronique.

Oui, la molécule d’acide hyaluronique est toujours la même quelle que soit la marque. En revanche, la taille et la quantité de ces fragments sont les 2 critères qui vont différencier les marques les unes des autres.

Connaître la quantité et la qualité de l’acide hyaluronique utilisé dans un soin est la question cruciale, mais il n’est pas évident d’y répondre. Je n’ai qu’un seul conseil, faites appel à votre bon sens comme d’habitude. Personnellement, je laisse les marques à très bas prix sur les étagères, car souvent un tel prix est synonyme de qualité médiocre. En revanche, je ne dépense pas des milles et des cents, car même le meilleur soin du monde ne vous enlèvera pas vos rides ou fera produire à votre peau autant d’acide hyaluronique qu’à vos 20 ans. Parfois, certains soins contiennent un seul type de fragment d’acide hyaluronique, d’autres en contiennent plusieurs.

Dans la liste des ingrédients INCI, l’acide hyaluronique est appelé sodium hyaluronate ou hydrolyzed hyaluronic acid.

L’acide hyaluronique de haut poids moléculaire : l’hydratant puissant

Cet acide hyaluronique est une grande molécule qui ne pénètre pas dans la peau et reste en surface en formant un film. Il joue le rôle d’une éponge et peut retenir l’eau jusqu’à 1000 fois son poids. Il a alors une fonction hydratante en comblant les ridules de sécheresse en surface. Son action lissante est immédiate, la peau est repulpée. Ceci peut être constaté dès l’application du produit. Attention, l’hydratation amenée par l’acide hyaluronique est bien réelle. En revanche, l’effet repulpant lui, est uniquement visuel.

Seul cet acide hyaluronique de haut poids moléculaire possède une activité hydratante très forte. Parce que celui-ci ne pénètre pas, les sociétés cosmétiques ont travaillé sur une forme d’acide hyaluronique encapsulée ou déshydratée pour en faciliter la pénétration. Une fois dans l’épiderme, l’acide hyaluronique peut alors gonfler et offre cette action repulpante.

Les fragments de moyen et bas poids moléculaire : les formes anti-âge

 

L’acide hyaluronique de moyen poids moléculaire est cicatrisant et active les défenses naturelles de la peau. Quant à l’acide hyaluronique de petit poids moléculaire, il participe à la synthèse de l’acide hyaluronique de haut poids moléculaire et a une fonction anti âge.

Ces 2 formes pénètrent dans l’épiderme et prennent les noms d’acide hyaluronique fragmenté ou hydrolysé.

Vous l’aurez compris, plus la taille de la molécule diminue, plus elle va pénétrer dans la peau. L’acide hyaluronique fragmenté est utilisé pour ses propriétés anti-âges en améliorant la production de notre propre acide hyaluronique.

Acide hyaluronique réticulé

Il existe encore une autre forme d’acide hyaluronique, la réticulée. Celle-ci contient des liaisons qui rigidifient la molécule et la rendent beaucoup plus stable. De ce fait, elle se retrouve dans les injections qui sont généralement composées de cet acide hyaluronique réticulé.

Des soins innovants

Quasi tous les soins contiennent de l’acide hyaluronique, donc autant vous dire qu’il est impossible de tous les mentionner. J’ai choisi quelques soins ou gammes que je trouve intéressants pour leur formule et leur côté innovant.

Eucerin Hyaluronfiller Acide hyaluronique fragmenté. Présence de saponines issues de germes de soja augmentent notre production naturelle d’acide hyaluronique. Le 1er soin en dermo-cosmétique à avoir utilisé ces saponines.
Filorga Hyal-defence Un soin qui protège notre acide hyaluronique par divers mécanismes.
Filorga Hydra-Hyal 4 formes d’acide hyaluronique et 2 molécules végétales qui stimulent la production naturelle d’acide hyaluronique
Deciem The Ordinary

Hyaluronic Acid 2% + b5

Un concentré d’acides hyaluroniques de bas, moyen et haut poids moléculaire à une concentration de 2% pour une hydratation à différentes profondeurs.

Un prix très bas 6.80 € pour 30ml, pour un maximum d’efficacité.

Deciem Hylamide Des soins anti-âge et hautement hydratants contenant différents acides hyaluroniques et autre molécules anti-âge spécifiques (peptides, etc.).

Des soins concentrés pour un prix raisonnable, les textures sont liquides et légères.

Deciem NIOD

Multi-Molecular Hyaluronic Complex

15 formes d’acide hyaluronique issues de diverses origines dans cette formule hautement complexe et concentrée. Un soin technologique et performant.
Vichy Mineral 89 89% d’eau thermale et une formule riche en acide hyaluronique, à appliquer avant tout autre soin.

Faut-il acheter des soins à l’acide hyaluronique ?

Comme vous l’aurez compris, l’acide hyaluronique est une molécule qui se retrouve dans de nombreux soins. Donc la mention « acide hyaluronique » sur un emballage ne doit pas forcément vous influencer dans votre achat. En effet, il est important de vérifier sous quelle forme se retrouve l’acide hyaluronique utilisé. Si vous souhaitez acheter un soin anti-âge, il est essentiel que l’acide hyaluronique soit de faible poids moléculaire.

L’avantage est qu’une concentration de 0.1 à 0.5% d’acide hyaluronique est suffisante pour obtenir les bénéfices de son activité. Beaucoup d’industriels utilisent seulement 0.05%. Il se retrouve donc souvent en fin de la liste des ingrédients.

Je suis tout de même un peu désolée de constater que les industriels introduisent souvent juste le strict minimum nécessaire d’actif, pas plus ni moins.

Pour ma part, il peut être intéressant d’acheter un soin contenant de l’acide hyaluronique, mais ce n’est pas un argument de taille. Sauf, lorsque je souhaite vraiment un concentré de cet actif comme par exemple dans le soin NIOD que je vous ai mentionné précédemment.

Le net avantage de l’acide hyaluronique est sa sécurité. En effet, dans les soins cosmétiques, il est totalement inoffensif.

Mon avis final

J’ai l’impression qu’on a découvert le graal et puis voilà, on arrête là. Les industriels de la cosmétique nous font croire qu’ils sont en constante innovation, mais bon, cela fait 10 ans qu’ils nous mettent de l’acide hyaluronique partout et nous font croire monts et merveilles.

Alors, certes les chercheurs n’ont pas encore élucidé toutes les propriétés de cette molécule, ni les problèmes induits par sa dégradation, mais une innovation qui dure 10 ans, je n’appelle plus ça une innovation. Je trouve plutôt que les industriels surfent sur une vague marketing qui fonctionne encore très bien. Ils ne se mouillent pas trop. Disons que, juste de l’acide hyaluronique…il m’en faut plus, mais ça vous le savez : je suis EXIGEANTE.

Je remercie chaleureusement Emilie sans qui, cet article n’aurait jamais été si complet et si correct. Merci encore pour ton aide et tes connaissances si précieuses.

Vous pensez quoi de l’acide hyaluronique ?

Votre soin en contient-il ?

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Je vous dis tout sur #1 : les soins solaires

Depuis l’arrivée de cette météo estivale, nous vendons un grand nombre de solaires à la pharmacie. Mais, souvent, les mêmes questions et conseils reviennent sans cesse. Et là je me suis dit, les gens se protègent du soleil, c’est bien. Mais que faire pour améliorer les connaissances du grand public à ce sujet ?

Ben écrire un article entièrement consacré à ce sujet…quelle bonne idée ! Récemment, je vous avais déjà parlé dans un article des dernières innovations solaires de La Roche-Posay. Dans cet article orienté produits, je vous avais donné quelques idées sur le bon comportement face au soleil, mais je ne m’étais pas étalée sur le sujet.

Souvent les articles parlant de soins solaires rabâchent sans cesse les même propos face à l’exposition au soleil et restent trop généraux et superficiels. Donc, il est temps de vous expliquer simplement quelques points essentiels pour bien se protéger cet été. Et je ne suis pas seule, rien ne vaut un expert en cosmétique pour soutenir mes propos. J’ai fait appel à un bloguer biochimiste et cosmétologiste Alex Rio et oui rien que ça. Son aide fut précieuse pour l’écriture et la relecture de cet article. C’est tellement agréable de trouver quelqu’un qui parle le même langage. Je vous invite à vous rendre sur son blog pour découvrir son univers beauté, nature et scientifique.

 Voici mes produits solaires visage pour les vacances

Le soleil est bénéfique, mais…

Tout le monde sera d’accord si je dis que le soleil est synonyme de plaisir et de bonne humeur. Rappelez-vous votre baisse de moral quand le 1er juillet, il faisait à peine 16°C le matin, inhumain !

Le soleil est nécessaire à la vie sur la planète. Donc sans soleil pas de vie. Pas de photosynthèse pour les plantes, pas de libération de vitamine D dans notre peau. Ses effets bénéfiques sont indéniables, mais il est essentiel de garder à l’esprit que le soleil provoque des effets néfastes sur notre santé, comme des cancers de la peau et son vieillissement prématuré. Notre peau doit être protégée à tout moment de la vie et particulièrement chez les jeunes enfants.

 

Beaucoup de gens me sortent souvent cet argument bancal, mais avant le soleil était moins puissant, donc on n’avait pas besoin de crème solaire.

Le soleil devient plus puissant, je ne savais pas, intéressant comme théorie ! Le soleil je vous rassure, envoie les mêmes rayons depuis la création du système solaire. Certes, le réchauffement climatique est présent, mais c’est pas cela qui change grand-chose. Il y a des facteurs qui se sont modifiés comme la protection de la Terre et la destruction partielle de la couche d’ozone sur certaines zones du globe. Mais c’est surtout notre comportement face au soleil qui s’est modifié et pour comprendre cela, il est nécessaire de faire un petit voyage au début du siècle passé.

Un peu de culture, ça va pas nous tuer

Pour comprendre notre relation avec le soleil en Europe, il faut remonter aux années 30 avec les “premiers produits solaires” de Nivea ou Jean Patou avec son Huile de Chaldée qui contient le PABA (l’acide para-aminobenzoïque) au fort potentiel allergisant, désormais totalement interdit en cosmétique.

Elle était pas osée cette publicité ? Ouh shocking, une épaule !

A l’époque, le teint de porcelaine était la norme chez les consommatrices. (Il est toujours de mise chez les femmes asiatiques qui font tout pour ne pas bronzer, ombrelle, gants, crème solaire). Cette mode va être délaissée et évoluer de plus en plus vers la recherche d’une couleur brune sur le visage mais aussi sur le corps. Cette relation au soleil va participer véritablement à l’émancipation de la femme. C’est un aspect très positif du soleil qui va contribuer à changer le rôle social et les droits des femme dans nos sociétés ! Donc Mesdames, merci au soleil 😉 !

Cette époque, « Bronzé à tout prix », va perpertuer dès le début des congés payés et atteindre son paroxisme dans les années 80-90 où la peau bronzée était associée à la beauté, à la réussite sociale et professionnelle. De toute façon, les années 80, c’était l’époque de tous les dangers, tout le monde fumait dans les lieux fermés, enfants présents bien sûr, on bronzait sans crème solaire ou éventuellement on mettait de la graisse à traire, etc.

Faut-il modifier son comportement au soleil ?

Oui, la graisse à traire n’est pas une protection solaire ! Et comme la Suisse est le pays n°1 des cancers de la peau en Europe, je pense qu’il y a encore du pain sur la planche.

Grâce à de nombreuses campagnes de santé publique et au travail des industriels de la cosmetique, l’exposition au soleil evolue vers la notion de modération. Nous sommes également influencées par l’Asie où la tendance est toujours au teint naturel sans bronzage. Le bronzage excessif n’est plus vraiment considéré comme un gage de bonne santé. On s’est souvent moqué de moi, car je ne bronzais pas du visage, mais je préfère protéger ma peau TOUTE l’année et avoir moins de rides, moins de taches, quitte à rester blanche.

Ah bon il y a différents rayons UVs ?

Déjà je vais vous parler un peu UVs, ces fameux rayons solaires dont il faut ABSOLUMENT se protéger. La lumière visible nous provenant du soleil (j’espère que là, je ne vous apprends rien) est composée de plusieurs rayons aux longueurs d’onde différentes :

50 % de lumière visible : vision de jour (la nuit, il n’y en a pas, logique !)

40 % d’infra-rouge : chaleur

10 % UVs, dont UV A, UV B et UV C

Voyez que ces UVs ne sont pas présents en grande quantité, pourtant ils sont très néfastes.

UV

A

B C
Coup de soleil Extrêmement dangereux
Vieillissement prématuré de la peau Bronzage durable

Brûlures

Epaississement de la peau

 

N’atteignent pas la surface de la Terre, sont retenus par la couche d’ozone. Si y a pas de couche d’ozone ? Ben c’est le carnage. Elle se sera complètement reformée d’ici 2050, ouf.

Provoquent tous le cancer, la bonne nouvelle !

Pour résumé, les UV C ne se retrouvent pas sur notre peau. Donc il faut encore se protéger des UV A et B. Ces UVs sont de plusieurs types et sans entrer dans les détails, afin d’avoir une excellente protection, il est essentiel d’utiliser un soin protégeant des UV longs et courts. C’est généralement mentionné sur les soins, comme par exemple lorsque le sigle UV A est entouré d’un cercle. Maintenant vous êtes prévenue.

Si vous voulez comprendre comment notre peau se protège naturellement (bien que de manière limitée) contre le soleil, je vous invite à lire l’article qu’Alex avait écrit sur son blog à ce sujet.

Les UVs sont-ils les mêmes partout en tout temps ?

La réponse est simple : NON. L’intensité des rayons UVs est quantifiée grâce à l’index UV, une échelle allant de 1 à 12 que l’on retrouve sur les sites météorologique. En été par exemple, au bord du lac, l’index UV est de 10. En montagne, il est de 12.

Plusieurs facteurs influencent l’intensité des UVs :

  • L’horaire, entre 11h et 15h, le soleil est à son zénith
  • La réflexion, les surfaces comme la neige, l’eau et le sable reflètent les rayons lumineux
  • La situation sur le globe, plus on est proche de l’équateur, plus les rayons arrivent de manière verticale sur la Terre, idem pour l’altitude
  • La saison comme l’été
  • Les nuages, attention aux nuages blancs qui augmentent la réverbération et donc la puissance des UVs

Dans ma crème de jour, il y a un SPF 30, je suis protégée, non ?

Les SPF dans les crèmes de jour sont une aberration. C’est un argument marketing qui n’a aucune utilité. En voici les raisons :

  • Un filtre chimique est stable entre 20 minutes et 2 heures. Temps après lequel il faudra réappliquer de la crème solaire. Ah, vous n’en mettez qu’une fois par jour ?!?
  • Le filtre solaire prend de la place dans la formule de la crème. Cela coûte nettement moins cher que des actifs, c’est comme l’air dans les glaces.
  • Pour vous donner un exemple, acheter une crème de jour avec un filtre SPF, c’est un peu comme dire que la glace (et oui il fait chaud !) stracciatella est une glace au chocolat. Non, il y a des pépites de chocolat, mais ce goût n’est pas très présent…vous saisissez la nuance.

Pour résumé, on laisse les crèmes de jour avec des SPF sur les étagères et on applique une protection solaire sur sa crème si on souhaite se protéger de manière optimale.

Une crème solaire antitache ?

Encore un argument marketing irrecevable. TOUTES les crèmes solaires sont d’office des soins antitaches. Logique, puisqu’elles protègent de l’hyperpigmentation due aux méfaits du soleil. On vous aurait menti ? Non pas vraiment, mais on vous fait croire des choses qui sont incontestables. Tous les fabricants pourraient apposer cette mention sur leurs produits. Alors, les marques me diraient, mais non, dans mon produit, il y a l’ingrédient X qui permet d’unifier le bronzage et de limiter un travail excessif de la mélanine. Oui peut-être mais cet ajout ne rend pas le soin miraculeux pour autant.

Ma crème solaire est enrichie en antioxydants, est-elle meilleure qu’une autre ?

Les antioxydants sont des substances qui permettent de lutter contre la libération des radicaux libres. Je vous parle chinois, c’est normal. Lorsqu’on expose notre peau au soleil, celle-ci libère des substances appelées radicaux libres qui peuvent endommager l’ADN de nos cellules. Notre corps possède différents mécanismes pour empêcher les méfaits provoqués par ces radicaux libres. De nombreuses substances comme les vitamines C, E, le β-carotène, le sélénium, le resvératrol (contenu dans le vin rouge et dans les soins Caudalie), etc. sont connues pour leur rôle d’antioxydant.

Ces antioxydants ne peuvent pas remplacer une crème solaire, mais peuvent en améliorer les effets. Certaines marques, les mêmes qui mentionnent « antitache », pour qui le bronzage est encore de rigueur, ajoute des antioxydants à leurs produits solaires afin d’obtenir un produit permettant de bronzer en se protégeant. Sachez que ce sont surtout les UV A qui produisent des radicaux libres, donc ces antioxydants ne protègent pas des coups de soleil. Ils sont plutôt bénéfiques pour limiter le vieillissement cutané dû au soleil.

Les innovations WetSkin, anti-sable, brume ?

La crème solaire est un soin que de nombreuses personnes n’appliquent pas forcément avec plaisir. Je pense surtout aux hommes qui n’utilisent jamais de cosmétiques. Les industriels l’ont bien compris et s’efforcent de rendre l’utilisation des soins solaires agréable autant que faire se peut (ah depuis le temps que je voulais placer cette expression datant du 15ème siècle #ringarde).

Donc La Roche-Posay a sorti une crème que l’on peut appliquer sur peau sèche ou mouillée et une brume que l’on peut appliquer par-dessus le maquillage sans devoir étaler le produit.Vichy a sorti aussi une version anti-sable. Pour avoir fait des essais à la pharmacie, je pense que c’est la version qui m’a le moins convaincue. En tout cas, l’industrie cosmétique n’est pas en manque d’idée pour que nous nous badigeonnions tout l’été de crème solaire.

Je pense qu’il est important de bien choisir sa forme galénique afin d’utiliser son soin avec plaisir et non avec réticence, le but étant que le produit ne reste pas dans l’armoire.

Quelle est la différence entre un filtre minéral et chimique ?

Filtre minéral ou physique Filtre chimique
Dioxyde de titane, oxyde de zinc Mexoryl, Tinosorb, Octocrylène, Cinnamates
Ne pénètre pas dans la peau, reflète les UVs Pénètre dans la peau, absorbe les UVs
Poudre blanche, insoluble dans l’eau Poudre lipophile
Laisse des traces blanches Ne laisse pas de traces blanches
Pénètre dans l’organisme, si utilisé sous forme de nanoparticules donc potentiellement toxique, mention obligatoire par le fabricant dans la liste des ingrédients INCI : [nano] Potentiellement toxique, de nombreux filtres ont été interdits.

Quand on lit ce tableau, le plus simple au niveau sanitaire serait d’interdire les filtres chimiques et de ne commercialiser que des soins contenant des filtres minéraux. En effet, les filtres minéraux semblent nettement moins nocifs que les chimiques. Le problème est que ces filtres minéraux sont très difficiles à dompter et rendent les soins épais et blancs, très blancs.

Certaines marques arrivent tout de même à contourner ce problème et proposent des soins avec des filtres minéraux dont l’effet est moins blanc : (liste non exhaustive)

Avène Fluide Minéral SPF 50+ (existe en version teintée, avec une jolie teinte), Lubex anti-age UV50 mineral, Skinceuticals Mineral Radiance UV Defense SPF 50, Kiehl’s Ultra Light UV Defense Mineral SPF 50.

De plus, ces filtres minéraux (surtout le dioxyde de titane) sont pointés du doigt par la législation. En effet, ils sont suspectés d’avoir des influences négatives sur le système immunitaire et d’être aussi néfastes pour les opérateurs qui respirent ces nanoparticules pendant la production. Et rappelez-vous, un produit contenant un filtre minéral ne signifie pas qu’il est 100 % naturel. C’est le cas des soins de dermo-cosmétiques traditionnels et des produits mentionnés plus hauts.

Cela amène ma prochaine question.

Quel soin choisir ?

 

C’est bien joli de vouloir absolument du naturel, mais hormis les soins cités précédemment, les soins corps minéraux sont souvent atrocement épais. Donc, ma règle est simple.

Pour ma protection solaire quotidienne (toute l’année, je suis folle, vous le savez), j’utilise un filtre minéral avec le Lubex anti-age UV50 mineral et lorsque je vais au soleil (plage, randonnée, etc.), comme cela reste occasionnel, j’utilise des filtres chimiques. Même si ces filtres solaires qu’ils soient chimiques ou minéraux peuvent être potentiellement toxiques, il vaut mieux se protéger que de risquer un cancer de la peau. Vaut mieux prévenir que guérir, je ne le dirai jamais assez.

Quelle est la différence entre une crème solaire enfant et adulte ?

Des filtres minéraux se retrouvent parfois en plus grande proportion dans les solaires enfants. 2 règles sont simples : les soins sont plus hydratants et/ou nourrissants et sont plus résistants à l’eau. En effet, les enfants ont une peau qui se dessèche plus rapidement et normalement, ils jouent plus dans l’eau et/ou dans le sable qu’un adulte. Les adultes peuvent bien sûr utiliser une crème solaire destinée aux enfants.

J’ai oublié ma crème solaire enfant, puis-je appliquer une crème solaire adulte à mon enfant de 2 ans ?

Mais j’espère bien que oui ! Sinon, je lance le #ParentsIndignes. Oublier la crème enfant…personne n’est parfait. Et j’aimerais bien savoir à qui cela n’est jamais arrivé, mais ne pas appliquer de crème, là c’est non-assistance à peau en danger !

Vous rigolez peut-être, mais j’ai tout de même une cliente qui m’a avoué que sa fille de 4 ans avait fait une insolation. En fait, le #ParentsIndignes existe déjà ?!?

Mes petites astuces pour s’exposer de manière intelligente

  • Eviter absolument l’exposition entre 11h et 15h.
  • Se protéger avec un SPF 30 minimum, mais le mieux est d’utiliser un SPF 50.
  • Appliquer suffisamment de crème, 20 à 30ml/jour, donc le tube de 300ml ne suffira pas pour toute la famille pendant 15 jours !
  • Réappliquer souvent de la crème, surtout après baignades, sports et activités dans le sable. Quand je vais à la plage, c’est quasiment toutes les heures. Daylong, voici bien une marque qui vend du rêve et…des mensonges, on ne peut pas appliquer une crème solaire qu’une seule fois par jour…à moins de rester à l’intérieur ! Le nom faisant allusion à 1 application/jour, trompe le consommateur.
  • On n’expose pas les enfants de moins de 1 an. Ces recommandations sont valables pour les enfants jusqu’à 3 ans, mais à part si on les attache à un arbre, pas si simple. On essaie de les garder à l’ombre, de leur mettre un chapeau, des lunettes, des habits UVs.
  • S’hydrater correctement, surtout en cas de coups de soleil. Mais ça, vous n’en aurez pas.

Je m’associe avec Lubex anti-age et vous propose de gagner 1 des 3 Lubex anti-age UV50 Mineral mis en jeu.

 

Conditions de participation

 

Merci de les lire et de les respecter ! 

Pour tenter de gagner 1 soin Lubex anti-age UV50 Mineral mis en jeu, vous devez :

  1. Vous inscrire à ma newsletter. J’envoie un email lorsque je publie un nouvel article (1 à 2 fois par semaine). Pas besoin de mentionner votre email, je le vois automatiquement.
  2. Répondre aux 2 questions suivantes et envoyer vos réponses en commentaire sous l’article.

– Quelle est le titre du dernier article sur le blog d’Alex ?

– Quel est le nom du produit Lubex anti-age auquel j’ai consacré l’article le plus récent sur mon blog ?

Je validerai tous les commentaires à la clôture du concours. Vous me connaissez, je ne vais pas vous donner les réponses. Je ne peux empêcher mon côté prof’ de refaire surface !

Ce n’est pas obligatoire, mais si vous aimez ma page Facebook ou me suivez sur Instagram, ainsi que la page Facebook ou le compte Instagram d’Alex ou que vous partagez la publication du concours, cela vous offrira une ou plusieurs chances supplémentaires ! N’oubliez pas de me taguer dans vos partages Facebook ou Instagram !

Il faut être majeur(e) pour participer à ce concours.

Ce concours est ouvert à la Suisse uniquement jusqu’au dimanche 16 juillet minuit.

Vous aimez cette nouvelle série « Je vous dis tout sur » ?

Vous en avez appris un peu plus sur les soins solaires ?

Bonne chance !

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Je remercie chaleureusement Alexandre d’AlexRioLab pour ses connaissances et son aide si précieuse ainsi qu’Angélique pour l’organisation de ce concours.

 

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Mieux choisir ses cosmétiques – Interview d’une spécialiste Emilie Rogg

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit un article au sujet des ingrédients. Grâce à mon métier de pharmacienne et à ma curiosité personnelle, j’ai acquis ces dernières années un certain nombre de connaissances sur les ingrédients utilisés en cosmétique. Mais ce domaine est tellement vaste, qu’avoir « un certain nombre de connaissances » à ce sujet ne me permet pas, loin de là, de me proclamer spécialiste de la cosmétique.

Il y a quelques mois, je vous parlais de ma rencontre avec Emilie Rogg, phytochimiste avec une carrière dans les entreprises cosmétiques et d’ingrédients utilisés dans la cosmétique. Il y a quelques années, elle a décidé de créer sa propre marque de soins pour enfants, PhytoSuisse, dont je vous ai parlé ici.

Lors de notre dernière rencontre, nous avons décidé d’écrire un article en commun sous la forme d’une interview. J’ai concocté une liste de questions à laquelle elle a répondu. Je n’ai pas modifié ses propos. J’ai complété ses réponses par diverses remarques que vous pourrez lire en italique tout au long de l’interview.

Les connaissances d’Emilie font d’elle une spécialiste sur les ingrédients ce qui me permet de vous proposer un article, un peu plus sérieux et didactique. J’espère qu’il vous plaira et vous aidera peut-être dans vos choix lors de vos achats futurs de cosmétiques.

1. DisMoiCéline – On peut souvent lire sur les emballages « sans parabènes ». Ils sont généralement remplacés par du phénoxyéthanol. Qu’en pensez-vous ?

Emilie – Pour moi le problème se situe bien plus loin que le fait d’utiliser du phénoxyéthanol ou non. Nos méthodes d’analyses sont aujourd’hui bien plus performantes qu’autrefois et de nombreuses substances utilisées s’avèrent aujourd’hui être toxiques.

Les parabènes se sont avérés être néfastes pour notre santé. Des alternatives dont le phénoxyéthanol ou encore le méthylisothiazolinone ont donc été mis sur le marché.

Les isothiazolinones sont une classe de conservateurs très allergisants retrouvés fréquemment dans les gels douche. Ces substances sont des petites bombes à retardement, puisque les allergies de contact qu’elles génèrent, se déclarent après 6 semaines de contact voire plus.

Autrefois les parabènes étaient montrés du doigt, aujourd’hui le phénoxyéthanol pour ne citer que celui-ci car il en existe de nombreux autres.

Il faut savoir que la toxicité d’une substance est toujours dépendante de la concentration utilisée. Les médias sont malheureusement sources de nombreuses erreurs. Seule une partie de l’information est transmise et ceci génère une panique générale de la population qui décide alors de boycotter ces substances.

Les journalistes écrivent sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas à 100%, on ne peut pas tout savoir, c’est clair. Mais effectivement, ils ne rendent pas compte qu’ils ont une certaine main mise sur l’opinion publique. Et quand on n’est pas spécialiste dans un sujet, cela peut entraîner de sérieuses conséquences. Comme par exemple, le remplacement des parabènes par les isothiazolinones.

Le phénoxyéthanol n’est pas interdit par la règlementation européenne. La concentration maximale à utiliser est en revanche définie.

Le problème vient essentiellement des marques ne suivant pas cette règlementation et on ne peut jamais connaître exactement la quantité de phénoxyéthanol présente dans un soin. En revanche, on peut l’estimer en regardant la liste des ingrédients.

Par exemple, si un actif est mentionné présent à 5% et que le phénoxyéthanol arrive après cet actif dans la liste des ingrédients, c’est que le phénoxyéthanol est présent à moins de 5%. S’il arrive avant cet actif, c’est qu’il présent à plus de 5%.

Il est donc je pense tout à fait légitime de la part des consommateurs de se méfier et préférer ainsi l’abstinence totale. Dans un sens, il faudrait éviter les produits en contenant.

On commence par ma crème pour les mains, Crabtree & Evelyn, pas terrible tout ça, Phénoxyéthanol, Méthylisothiazolinone.

 

2. Par quoi pourrait-t-on remplacer ces conservateurs synthétiques ? / Existe-il des conservateurs naturels ?

Bien sûr, il existe aujourd’hui de nombreux conservateurs naturels. Leur efficacité est cependant dépendante de nombreux facteurs (type de formulation, pH). De plus, il est souvent nécessaire d’en tester de nombreux avant de trouver celui qui correspond. Au final, avec un peu de persévérance, on trouve toujours une solution.

Donc les industriels qui nous disent qu’ils sont obligés d’utiliser tel ou tel ingrédient à tort à mon avis. Vous vous rappelez de ce chef d’entreprise nous expliquant qu’on ne peut pas faire un gel douche sans sodium laureth sulfate, à relire ici.

3. Pourriez-vous nous donner un exemple ? Est-ce que le tocophérol est un bon exemple ?

Le tocopherol n’est pas un conservateur en lui-même. Il protège la formule de l’oxydation des lipides mais ne joue aucun rôle sur la stabilité microbiologique. Voici quelques exemples de conservateurs naturels : Sodium levulinate, Levulinic acid, Sodium benzoate, Potassium sorbate, Anisic acid, Gluconolactone, Phenethyl alcohol, Rosmarinus Officinalis (Rosemary) Leaf Extract, Sodium anisate, Phenypropanol, Sodium caproyl/lauroyl lactylate, Glyceryl caprylate, Pentylene glycol.

Une composition simple d’un beurre pour les lèvres. Pas de conservateurs, puisque cette formule ne contient pas d’eau, mais uniquement des lipides.

 

Les conservateurs naturels proposés comme exemple par Emilie se retrouvent dans cette huile de douche au Cédrat Bio Beauté by Nuxe, donc c’est possible.

 

4. Pourquoi utilise-ton encore des conservateurs synthétiques s’ils sont si néfastes ?

Comme évoqué précédemment, contrairement aux conservateurs naturels, les conservateurs synthétiques sont souvent plus universels et plus stables. Le phénoxyéthanol par exemple fonctionne très bien dans la plupart des formulations. Le choix du conservateur reste encore très difficile et demande du temps, ce que beaucoup de société n’ont pas.

Le problème est bien résumé, cela demande du temps et de l’argent. Les grandes sociétés ont de l’argent, mais ne souhaitent pas forcément l’investir au bénéfice de leurs clients. Je suis méchante. Malheureusement, c’est très proche de la vérité. Même si les entreprises essayent de nous prouver le contraire en se rachetant une conscience.

Continuer à utiliser le phénoxyéthanol est une solution de facilité qui en plus, est bon marché.

5. Qu’utilisez- vous comme crème de jour en ce moment ?

Depuis que j’ai créé mes soins, toute la famille les utilise, même mon mari 😊

Avis aux amateurs. Relisez mon article sur la gamme complète essentielle de PhytoSuisse. Je vous rappelle que vous pouvez toujours me contacter par email pour obtenir des échantillons dans ma pharmacie.

Voici la composition simple et efficace du gel nettoyant Visage et Mains de PhytoSuisse.

 

6. Une nouvelle théorie de nettoyage, que j’applique d’ailleurs, a été proposée par certains spécialistes de cosmétiques. Elle consiste à se nettoyer correctement le visage le soir et le matin, à ne pas utiliser à nouveau un produit moussant potentiellement agressif, mais juste un coup d’eau thermale ou une lotion aqueuse.

Que pensez-vous de cette théorie du mono nettoyage ?

Je suis tout à fait d’accord avec cette théorie qui est un fait démontré et non plus une théorie. Le lavage excessif avec des produits moussants perturbe le film hydrolipidique à la surface de notre peau et altèrent sa fonction. En effet, les produits moussants permettent certes d’ôter les impuretés de notre peau mais enlèvent aussi nos lipides naturellement présents jouant un rôle essentiel dans la maintenance d’une peau saine. Il est donc nécessaire que notre rituel d’hygiène soit modéré.

7. Nous savons que les industriels utilisent largement le Sodium Laureth Sulfate dans leur gel douche. Pourquoi ce principe actif est-il néfaste ?

Le SLS comme tous les agents sulfatés sont des ingrédients très prisés car ils possèdent un fort pouvoir moussant et sont peu onéreux. Les consommateurs pensent que plus il y a de mousse, et plus le produit est efficace. Il s’agit d’une erreur fondamentale, car, dans ce cas, la peau n’est pas seulement lavée mais également décapée ! Ces ingrédients sont très irritants pour la peau, car perturbent la barrière cutanée.

Pas facile de modifier le vécu et la pensée collective. Effectivement, un gel douche, cela mousse, sinon, ce n’est pas un vrai gel douche. Il faut changer sa vision du nettoyage, mais c’est pas évident.

En revanche, les agents sulfatés contenus dans les gels douche ou shampooings ne sont pas les seuls ingrédients néfastes. D’autres agents sont ajoutés pour augmenter le pouvoir moussant comme les éthanolamines (à retrouver tels quels dans la liste des ingrédients MEA, DEA, TEA). Seulement ces ingrédients augmentent la perméabilité de la barrière cutanée et favorisent donc l’entrée des substances nuisibles.

8. Les esters de coco sont-ils une bonne alternative au SLS?

Il est difficile de dire ce qui est mieux. Il existe certes des tensioactifs plus doux pour la peau mais la fréquence du nettoyage, une faible concentration de ces tensioactifs dans les produits lavant ainsi que le retrait d’agents boostant nettoieront la peau tout en préservant au mieux cette barrière cutanée.

Naturaline nous prouve qu’il est possible de fabriquer un gel douche sans SLS et bon marché.

 

9. Est-ce qu’un prix élevé est gage de qualité ?

Oui et non.

Le prix est dépendant de plusieurs facteurs :

  1. Quantité produite : plus une société produira à grande échelle (Mass Market) et plus les coûts de production seront faibles. Cette marge permet donc de fabriquer des produits un peu moins chers. Si cette marque vise le grand marché, il est alors possible de trouver des bons produits pour 15 CHF.
  2. Archétype : Le marché est segmenté en archétype : nature, perfection, sportif, etc. et un même produit sera vendu beaucoup plus cher si cette marque vise les personnes perfectionnistes à fort pouvoir d’achat. Ainsi, le prix élevé ici n’est pas dépendant de la qualité mais uniquement du marketing déployé pour ces grandes marques de luxe (70% du prix final).

La qualité quant à elle est dépendante de la culture et philosophie de la société. Il faut donc bien s’informer et ne pas uniquement se fier aux informations marketings.

Le prix est donc dans un certain sens dépendant de la qualité pour les petites marques. En revanche, il est absolument nécessaire que les consommateurs deviennent plus critiques et regardent les ingrédients avant d’acheter un produit.

Je suis à 100% d’accord avec ces propos. Vous connaissez déjà un peu mon avis sur la question. Je pense qu’avec les marques de luxe, le marketing étouffant se retrouve généralement dans le prix des produits. Après l’odeur et la texture, il faudrait toujours analyser la composition. Pas toujours facile de résister à un produit qui nous attire. Il est clair qu’une grande quantité d’ingrédients de faible qualité et/ou une faible quantité d’actif, peut me faire reposer un produit et me dissuader de l’acheter.

Conclusion

Le monde de la cosmétique est immense. Il est donc généralement difficile de comprendre les compositions exactes d’un soin cosmétique. Mais en acquérant diverses connaissances, on peut en revanche aisément se faire une idée claire sur la qualité d’un produit.

Même si je ne comprends pas tous les méandres d’une composition, quand j’achète un produit et vous savez que cela m’arrive souvent, je regarde la composition et je fais un petit classement dans ma tête : très bonne, bonne, moyenne, mauvaise.

Voici une composition très complexe d’un contour pour les yeux…difficile à décrypter tellement il y a d’ingrédients.

Donc, on ne le répètera jamais assez, pour éviter de mauvaises surprises, lisez les compositions avant vos achats ou renseignez-vous auprès de spécialistes.

Je remercie très chaleureusement Emilie pour le partage de ses connaissances, ainsi que le temps qu’elle a accordé à la rédaction de cet article.

En avez-vous appris un peu plus sur les cosmétiques ?

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Je vous dis à très vite.

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Cocooning – Savon douche Grapefruit Ylang CONCOURS inside !

Si vous me suivez régulièrement sur le blog, j’arrête pas de vous dire qu’il faut faire attention à ne pas utiliser des gels douche agressifs. Je bassine tout le monde avec ça, mes amis, mes clients à la pharmacie et mes élèves à l’école. La meilleure stratégie est de lire les compositions. Mais ce n’est vraiment pas chose facile. Vous pouvez (re)lire l’article où j’avais déjà parlé de ce sujet.

Les marques classiques

Surtout ne vous faites pas avoir avec les nombreuses marques qui font du green-washing. En effet, elles vous font croire que leurs produits sont naturels alors qu’ils ne le sont pas. La liste n’est pas exhaustive, mais voici quelques exemples : L’Occitane, The Body Shop, Yves Rocher, Le Petit Marseillais, Le Petit Olivier, Rituals, Lush, Korres, Molton Brown, etc.

En ce qui concerne ces gels douche, leurs bases lavantes sont à base d’un agent moussant agressif et irritant à long terme le Sodium Laureth Sulfate (SLS), leur pH ne correspond pas toujours à celui de la peau qui est de 5.5. De plus, ils contiennent souvent un grand nombre d’ingrédients allergisants comme des colorants, des parfums synthétiques et des conservateurs.

Il y a très peu de marques qui font des gels douche avec des bases lavantes douces. Même les marques de dermo-cosmétiques connues utilisent du SLS, du phénoxyéthanol ou d’autres ingrédients discutables. Caudalie et Nuxe par exemple font des gels douche avec des bases lavantes douces mais leurs produits ne sont pas naturels, bien qu’ils font déjà de grands efforts.

Je ne parle même pas des marques grandes surfaces comme Dove, Nivea, Axe, Fa ou Palmolive qui sont des catastrophes pour notre pauvre peau.

Ces marques utilisent bien sûr du SLS, mais aussi des conservateurs très allergisants comme les thiazolinones.

Ces gels douche assèchent votre peau. Si on réfléchit deux secondes, ces grandes marques ont trouvé la parade : vous vendre des gels douche asséchant pour qu’ensuite, vous ayez besoin d’utiliser une de leurs crèmes hydratantes pour le corps. C’est malin non ?!?

Les marques naturelles

Voici une liste non exhaustive des marques offrant des gels douche naturels, je vous les présente sous forme de tableau. Certains de ces produits sont naturels à 99.2% ,ce que je considère comme naturel.

Marque Se trouve dans quel pays Prix, où le trouver Inconvénient
Bio Beauté International Moyen 10-15CHF, pharmacies Seulement 2 références en Suisse
Lavera International 7 à 10 CHF, grandes surfaces Mousse, odeur agréable
Léa Nature France 5€, grandes surfaces Introuvable en Suisse, un des seuls 100% naturel en grande surface chez nos voisins
Naturaline Suisse 4.75 CHF, Coop Mousse, odeur agréable
Weleda International Moyen 10CHF, grandes surfaces/pharmacies Produits moussant peu, plutôt une crème qu’un gel, odeur vite écœurante

Il y a encore d’autres marques comme Florame, Logona, Santé et Farfalla, mais je n’ai jamais eu l’occasion de tester leurs produits.

La marque Cocooning

Quand je pars à l’étranger, j’essaye généralement d’acheter des cosmétiques de marques locales.

Aujourd’hui, je vous présente la marque Cocooning et je dois dire que faire plus local que ça, me serait difficile. En effet, Cocooning se situe à 25 minutes de chez moi dans le canton de Vaud à Bavois.

Cocooning, c’est d’abord une savonnerie. Je connais leurs savons depuis longtemps, car je suis une férue de marché de Noël où Cocooning est fréquemment représenté.

J’ai même travaillé, il y a longtemps, dans une pharmacie qui les vendait.

On peut acheter leurs produits online sur le site Cocooning ou à la boutique de Lausanne (rue du Grand St-Jean 16). A Bavois, on peut visiter la savonnerie et acheter les produits.

Normalement, la fabrication de savons ne peut se voir que le jeudi à 16h. Exceptionnellement, le samedi 5 novembre, des démonstrations de fabrication de savons auront lieu à 11h, 14h30 et 15h30. C’est à ne pas manquer si vous voulez voir ce que savoir-faire et artisanat signifient. Absente ce weekend-là, je remets cette visite à une autre fois !

Mais Cocooning, ce n’est pas que des savons, c’est aussi des gels douche. Et encore plein d’autres soins, je vous avais déjà parlé d’un de leurs fantastiques gommages ici.

 Cocooning Gommage corps DisMoiCéline

Les gels douche savons douche Cocooning : la théorie

Je pense que Cocooning résume très bien tout ce que je viens de vous expliquer par ces quelques lignes que vous trouverez sur leur site.

Vous nous demandez depuis longtemps d’ajouter un « savon liquide » à notre assortiment. Vous êtes beaucoup en effet à rejeter les gels douche du commerce, fabriqués à partir de bases lavantes industrielles, d’agents moussants souvent agressifs et d’autres composants de synthèse… sans parler des emballages !

Je rajouterai même à ce texte : les gels douche du commerce fabriqués à partir de bases lavantes bon marché sans aucun intérêt dermatologique. Oui parce que Cocooning n’ose pas le dire, mais moi si. Les gels douche industriels sont des produits fabriqués avec des matières premières de qualité médiocre, issues de la pétrochimie, malgré tout ce qu’ils veulent vous faire gober. C’est comme quand certaines chaînes de fast food nous disent qu’ils fabriquent leurs steacks hâchés avec de la viande suisse ou française, cela reste des produits de qualité très faible dont l’organisme ne peut tirer aucun bénéfice. Là, c’est exactement pareil.

Nous avons beaucoup travaillé pour développer et élaborer :

– un véritable savon, résultat d’une vraie saponification

Déjà la première chose à comprendre, c’est que Cocooning ne fabrique pas des gels douche mais des savons liquides, obtenus par une réaction chimique appelée saponification. Donc leurs savons douche moussent !!!!!

 

– à base d’huile d’olive biologique 

 mais aussi de tournesol et de coco bio. Fabriquer des savons liquides avec des bases végétales douces qui moussent c’est possible. Rappelez-vous mon coup de gueule face au directeur de l’entreprise qui fabrique les gels douche du Petit Olivier qui dit que ce n’est pas possible d’avoir un gel douche qui mousse sans SLS. Je respire, je respire ! (A (re)lire ici).

On prend l’huile d’olive de sa cuisine et hop, on obtient du savon liquide ? Euh non bien plus compliqué 🙂

Savon douche Grapefruit - Ylang Cocooning DisMoiCéline

– à l’aloe vera apaisant, pour un surcroît de douceur

– sans agents moussants agressifs

– sans parabènes, ni conservateurs chimiques. Les parabènes sont les fameux conservateurs à éviter, mais rappelez-vous que le phénoxyéthanol ou les isothiazolinones sont encore plus nocifs.

– conditionné en bouteilles de PE végétal, recyclables sans dommage à l’environnement

parfumé aux huiles essentielles 100% naturelles. Attention tout de même aux huiles essentielles, elles ont aussi un pouvoir allergisant. Donc en cas d’allergie, il faut faire un test sur une petite partie de la peau et attendre 24 heures. Je conseillerai de répéter ce test après 24 heures, puisque les symptômes allergiques apparaissent dès la seconde exposition à l’allergène.

Les quantités utilisées ici sont très faibles et ne sont pas comparables à celles utilisés à des fins thérapeutiques. En effet, dans ce cas, les huiles essentielles sont utilisées pures voire diluées dans des huiles végétales, mais les concentrations restent bien plus élevées que dans ce savon liquide.

Les gels douche savons douche Cocooning : la pratique, mon avis

 Savon douche Grapefruit - Ylang Cocooning DisMoiCéline

J’ai eu la chance de recevoir de la part de Cocooning la version Grapefruit-Ylang. Il faut savoir que le pamplemousse et l’Ylang-Ylang font partie de mes parfums préférés, surtout en matière de gels douche.

Difficile pour mon nez peu entraîné de distinguer les 2 fragrances mentionnées, on retrouve une odeur intense et envoûtante. D’ailleurs, ce produit contient des huiles essentielles de pamplemousse, d’ylang-ylang mais aussi de citronnelle, de géranium et de santal, donc plusieurs parfums se mélangent

Et sous la douche ? Ce savon liquide s’étale facilement et mousse. Il se rince aussi aisément qu’un gel douche traditionnel. La peau n’est pas desséchée.

Si vous avez une peau à problème, je ne parle pas d’acné, mais de dermatoses comme l’eczéma, le psoriasis, etc., j’espère que vous avez déjà abandonné les gels douche asséchants et que vous lisez attentivement la composition de ceux-ci. N’oubliez pas que votre peau est le plus grand organe de votre corps !

Si vous avez une peau saine, vous pouvez remplacer votre gel douche industriel par un produit naturel, votre peau vous dira merci ! Surtout si par exemple, vous êtes très flemmarde et ne mettez jamais de crème pour le corps. Toute personne se sentant concernée ici n’est que pure coïncidence.

Prix

Ils sont plus chers que des gels douche industriels bas de gamme, mais la qualité des ingrédients n’est pas comparable. C’est comme aller manger dans un restaurant qui n’utilise que des produits frais et locaux. Pour manger de la qualité, il faut mettre un certain prix sans tomber dans l’exagération. Idem pour les cosmétiques.

14.50 CHF pour 250ml

38CHF pour 1 litre. Cette quantité est appréciable pour toute une famille ou si certaines personnes de votre entourage « mangent » leur gel douche. C’est plutôt une qualité masculine !

Alors ce savons douche Cocooning vous tente ?

Ça tombe bien, il y a en a 3 à gagner !

Conditions de participation

Merci de les lire et de les respecter !

Pour tenter de gagner 1 des 3 savons douche Cocooning mis en jeu. Le parfum sera choisi par Cocooning 🙂

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Ce n’est pas obligatoire, vous pouvez partager le concours et/ou me suivre sur mon compte Instagram. Cela vous offre une ou plusieurs chances supplémentaires !

N’oubliez pas de me taguer dans vos partages Facebook ou Instagram !

Il faut être majeur(e) pour participer à ce concours. Il est ouvert UNIQUEMENT à la Suisse.

Vous avez jusqu’au lundi 31 octobre minuit pour jouer. Bonne chance à toutes et à tous ! Et oui ce concours est aussi ouvert aux Messieurs, surtout si vous êtes friand de gels douche, on se comprend non ?

Ce concours est maintenant terminé, les 3 gagnantes ont été prévenues par email.

Je remercie encore chaleureusement Fabienne et Jérôme de chez Cocooning pour ce concours.

Vous connaissez Cocooning ?

Vous utilisez quel gel douche?

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Je ne suis pas journaliste #2 : mon analyse sur le reportage « Gels douche : peaux sensibles s’abstenir »

Céline la réac’ est de retour. Si vous vous intéressez à la composition des cosmétiques, je vous invite à regarder le reportage intitulé « Gels douche : peaux sensibles s’abstenir » diffusé en novembre dernier sur France 5, dont je vais tenter une humble analyse.

Pour le grand public, ça passe. Je l’ai même montré à mes élèves, car il a l’avantage de faire réfléchir.

A mon avis, il y aurait eu beaucoup de choses à modifier avant de le diffuser, c’est France 5, ils n’ont pas les moyens ? Si j’étais journaliste, je me renseignerai à fond sur le sujet avant de réaliser un reportage afin qu’il soit d’excellente qualité.

Si vous avez manqué mon coup de gueule sur l’enquête de Que Choisir, il est ici.

Mon analyse suit le reportage de manière chronologique. Chaque titre correspond à une séquence, comme ça vous pouvez lire seulement ce qui vous intéresse.

Quels gels douche trouve-t-on chez une famille lambda ?

 

Le reportage commence dans la salle de bain d’une famille authentique, normale, donc aucun commentaire. La femme nous avoue qu’elle achète ses gels douche en fonction de l’odeur et du packaging, ce que finalement, nous faisons tous un peu. Même si je regarde la composition de près, j’achète un gel douche car la marque me plaît, l’odeur est agréable, etc.

Elle nous montre la collection de gels douche présente dans sa salle de bain, tout le monde a le sien. Si vous regardez de plus près, tous ses gels douche sont d’Yves-Rocher.

Alors, on nous parle des gels douche de cette famille pendant 5 minutes, sans jamais nous les montrer vraiment. Ils ne citent pas les marques : Yves-Rocher et Axe (pour celui du mari). Il y aurait pourtant des choses à dire sur ces deux marques qui utilisent beaucoup de produits synthétiques et allergisants. Quant aux gels douche des enfants, les produits Reine des Neiges ou Planes, etc. sont parfois mauvais en terme de qualité et je pense qu’il aurait été pertinent de le mentionner, puisque visiblement ce programme se voulait destiner à la « ménagère de moins de 50 ans » non ? Je suis tout de même allée vérifier et même si le gel douche Reine des Neiges (je vous rassure je ne vais pas me l’acheter) offre une composition à 95% végétale, les agents lavant sont tout de même agressifs.

Donc, bon choix de cette famille, à laquelle on peut s’identifier facilement. Je me demande à quoi ça sert de nous montrer des produits dont on ne parlera à aucun moment du reportage.

Et dans ma douche, on trouve quoi ?

Comme d’habitude, des marques bien différentes : Rituals, The Body Shop, Ren et Naturaline de Coop.

 

Gels douches DisMoiCéline

 

(suite…)

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